Vouloir avoir raison : danger!

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ne cherchez plus à avoir raison

Voici une clé de communication essentielle, qui constitue d’ailleurs la base de la Communication Non-Violente : sortir du jeu morbide « Qui a tort, qui a raison? »

Nous nous sommes habi­tués à nous mettre en avant pour sur­vivre face aux autres en gon­flant arti­fi­ciel­le­ment notre ego.

Je pense que nous avons tous pen­sé au moins une fois une de ces phrases lors de dis­cus­sions :

  • « je l’ai bien eu avec cette réponse »
  • « alors, c’est qui qui a raison hein?!! »
  • « tu fais moins le malin maintenant! »
  • « non mais il va me laisser placer ma phrase?!! »
  • « m’intéresse pas ce que tu dis, je sais que j’ai raison! »

Avoir raison : qu’est-ce que cela apporte ?

Un sen­ti­ment de fier­té pas­sa­ger, l’impression fur­tive d’être meilleur que l’autre, l’illusion éphé­mère de contrô­ler quelque chose… rien de bien sain et de durable.
Car ces sen­ti­ments ne sont que des pan­se­ments sur une plaie qui res­te­ra ouverte si l’on ne s’en occupe pas : une basse estime de soi, un manque de confiance en ses capa­ci­tés, une tris­tesse dis­si­mu­lée…

J’ai tou­jours pen­sé qu’un com­por­te­ment agres­sif cachait en fait une grande tris­tesse. Je ne crois pas à la mal­veillance de l’Homme. Vivant dans une jungle moderne, il a déve­lop­pé des tech­niques de défense moderne : une com­mu­ni­ca­tion défen­sive!

Face à la gran­deur de l’autre (que je juge à tra­vers la qua­li­té de ses paroles, de son élo­quence, de ses idées…), je prends conscience de ce que je ne suis pas (aus­si élo­quent, brillant, intel­li­gent, posi­tion­né, authen­tique…). Et ça, ça me fait mal. Alors pour arrê­ter de souf­frir tem­po­rai­re­ment, je vais tacler, répondre, rajou­ter… car ma vic­toire ponc­tuelle me don­ne­ra l’impression d’être plus élo­quent, brillant ou intel­li­gent que mon inter­lo­cu­teur. Mais au fond, je sais que ce n’est pas vrai. C’est ce que l’on appelle le retour de bâton. C’est cela qui va aug­men­ter mon mal-être par la suite…

Alors comment vivre nos rapports aux autres différemment?

Il me semble plus inté­res­sant d’envisager mes rela­tions aux autres comme une source d’épanouissement et d’enrichissement mutuel. Si l’autre pense avoir des réponses pour moi, je peux les entendre, et déci­der ensuite de ce que j’en fais. Si je pense en avoir pour lui, je n’ai qu’à les lui pro­po­ser, et il en fera ce qu’il veut.

N’est-il pas plus enthou­sias­mant de res­sor­tir d’une dis­cus­sion en ayant par­ta­gé quelque chose avec l’autre, en ayant res­sen­ti des émo­tions agréables (joie, paix, bien­veillance, sur­prise, enthou­siasme), de par­tir avec une infor­ma­tion enri­chis­sante, qui me per­met­tra de gran­dir ou de me sen­tir mieux, d’obtenir une réponse à une inter­ro­ga­tion?

Nous avons besoin des autres. Pas pour nous faire-valoir, mais pour gran­dir et évo­luer.

Je nous sou­haite à tous d’avoir un peu moins rai­son aujourd’hui!

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